Cinq 7

LILLY WOOD & THE PRICK



  • Album
    Prayer in C (Robin Schulz Remix)
    PRAYER IN C REMIX AVAILABLE HERE :
    Clip : http://po.st/lwatprobinschultzclip
    iTunes : http://po.st/RemixRobinSchulziTunes
    Deezer : http://po.st/RemixRobinSchulzDeezer
  • Album
    La nouvelle édition de l'album The Fight (Lilly Wood & The Prick)
    Nouvel album : The Fight (Deluxe Version)
    · Date de sortie : 3 février 2014
    · Lien iTunes : https://itunes.apple.com/fr/album/the-fight-deluxe-version/id805527891
  • Nouvel album le 05 novembre
    Nouvel album le 05 novembre 2012
  • Album
    Disque d'Or !
    Disque d'Or pour Lilly Wood And The Prick !
    Ils seront en festivals tout l'été : retrouvez toutes leurs dates sur la page Facebook !
  • Concert
    Lilly Wood & The Prick en concert à Paris !
    Lilly Wood & The Prick sera en concert au Bataclan le 11 mai et à l'Olympia le 1er juin !
  • Divers
    Lilly Wood & The Prick : Révélation du public aux Victoires de la Musique !
    Lilly Wood & The Prick a remporté la victoire de la révélation du public aux Victoires de la Musique !
    Merci à tous ceux qui ont voté !
  • Divers
    3 artistes nommés aux Victoires de la Musique !
    Victoires de la Musique 2011, 3 artistes Cinq 7 nommés :
    SAEZ (Album Rock)
    GUSH (Révélation scène)
    LILLY WOOD & THE PRICK (Révélation public)

    En direct du Zénith de Lille le 9 février sur France 4 !
  • Concert
    Concerts à la Cigale et au Bataclan !
    Lilly Wood sera en concert à la Cigale le 7 février et au Bataclan le 11 mai 2011 !
  • Album
    Lilly Wood & The Prick : premier album dans les bacs
    Le premier album de Lilly Wood & The Prick, 'Invincible Friends', est disponible dès à présent, dans deux éditions différentes, dont une incluant 3 titres bonus inédits !
  • Web
    Lilly Wood & The Prick en session acoustique
    En attendant la sortie de leur premier album, Lilly Wood & The Prick multiplient les sessions acoustiques dans tous les hauts lieux de la blogosphère musicale : Rocktrotteur, ZikNation, Le Hiboo, et d'autres à venir très prochainement !

BIOGRAPHIE

Mercredi 9 septembre 2015 - TGV 6169 Paris-Toulon

Il y a un peu plus d’un an, on rentrait chamboulés de Bamako. Avec des démos bricolées, éparpillées maladroitement sur trois disques durs. Celui de Ben, le mien, et celui de David Mestre, qui nous a accompagné là-bas et nous a enregistré au Studio Bogolan au départ, puis chez Salif Keita.

J’essaie de récapituler, impossible.

Je me souviens de la bouille de Benjamin lorsque je le croise pour la première fois au Pop In en 2006.
Des enfants.
Je me souviens des galères. On partait jouer à l’Espace B à la Villette, tous les deux sur son scooter bleu, surchargés, une guitare, un synthé, un ampli. La motive. On avait tellement envie.
Ben et moi on ne sait rien faire à part être honnêtes. Exceller c’est pas nous. On n’est pas spécialement bons je crois. On va me dire de ne pas écrire qu’« on n’est pas bons », que ce n’est pas bien de se dénigrer etc. Mais je vais batailler et vous le lirez quand-même. Parce que c’est ce que j’ai envie de dire là tout de suite.

Nous on aime découvrir et se planter, et briller aussi, mais de toutes nos imperfections.

Et pour moi, ce disque, il brille parce qu’il est entier, honnête, tranché et ambitieux. Ambitieux dans le sens où on a essayé de ne faire aucun compromis, et de nous dépasser nous-même. C’est prétentieux de dire « ambitieux » ?
Cet album, il est loin d’être parfait, mais il est plein d’expériences humaines et musicales, il est bourré de l’amour qu’on a reçu là-bas en Afrique, à Paris en studio avec Dave Okumu, dans le Perche aussi avec Julien (Trimoreau) au Hameau. Il est bourré du soutien qu’on reçoit depuis le début, des gens avec qui on a la chance de travailler.

Je m’éparpille. C’est incompréhensible. Ça manque de chronologie. C’est normal. Je réessaie :

Un jour en rentrant de concert, on monte dans un taxi à l’aéroport. A la radio une émission sur la musique malienne. Grisés par la tournée, embués par la fête de la veille peut-être, on décide d’aller là-bas pour le 3ème album. On dit souvent des énormités qui passent et qu’on oublie vite, mais cette idée-là est resté prostrée dans nos têtes, et a germé, et puis a fini par devenir une obsession. Une obligation. C’était le Mali ou rien.

Fallait voir la tête de Pierre Guimard et Matthieu Tessier, nos producteurs, quand on leur a dit qu’on voulait partir à Bamako. Seuls. Et sans avoir rien écrit. Qu’est ce qu’on connaît à la musique malienne nous ? Rien.
Je me souviens d’engueulades interminables dans un restaurant du 18ème arrondissement. Je quittais la table des larmes de rage plein les yeux. Ils ont fini par dire oui. Par nous envoyer là-bas sans aucune certitude de ce qu’on avait en tête et de ce qu’on allait ramener. Je les remercie du fond du cœur.

Par plus de 40 degrés dans le studio Bogolan, entre les deux ou trois coupures d’électricité quotidiennes, je croise le regard de Benjamin, les yeux rouges, en sueur. Il cherche un son sur le clavier. Il est inébranlable.
Je sors souvent m’assoir sur ce qui a dû être un canapé, pour fumer des cigarettes. Des Winstons, pour me fondre dans le décor.
Je regarde les lézards qui se promènent sur les murs rouges de poussière de l’enceinte du studio. On me raconte qu’ici, si tu n’as pas tué des centaines de lézards avant l’adolescence, tu as raté ton enfance.
C’est sur ce banc de fortune que je nous revois écrire I Love You, Ben à la guitare sèche, qui entonnait les refrains avec moi.

Au Mali on s’est senti très seuls par moments. C’était assez surréaliste. Tous les soirs à la même table d’un hôtel/restaurant, tantôt blindé d’expats qui hurlent devant le poste de télévision - on était en pleine coupe du monde. Tantôt vide à en crever. Le cœur serré par la misère, juste là, dehors, au bout des marches de l’hôtel. Des tempêtes d’une violence que je ne connaissais pas. On avait choisi la saison des pluies.

Un jour au Studio Moffou, affamés, parce qu’à la fin on ne mangeait quasiment plus, on a écrit Box of Noise, on avait plus que 3 jours à tenir. On avait vraiment envie de rentrer. Le staff de l’hôtel était super triste de nous voir partir. Camara, le manageur, cachait ses larmes. Ça m’a brisé le coeur. J’en ai laissé des petits bouts là-bas.

Un jour lors de notre dernière semaine à Bamako, j’étais en interview téléphonique, le journaliste au bout du fil me parlait d’un remix d’un DJ allemand qui était numéro un, et dont le succès fulgurant allait selon lui changer la donne pour nous. Je n’écoutais pas vraiment. Un petit garçon de huit ou neuf ans passait près de moi sur un immense cheval blanc, au pas dans la cohue, entre les mobylettes. Parfois je me demande si je l’ai vraiment vu. Quand on me parle du remix de Robin Schultz aujourd’hui, par association d’idée, je retourne mentalement là-bas, à « Bamak », et je regarde le petit garçon sur son cheval blanc.

Dave Okumu m’a confié qu’un jour en travaillant sur l’album il s’est surpris à pleurer un peu. Ça m’a plu parce que j’aime bien quand la musique me touche, je trouve ça important d’être touché. Plus important parfois, que la justesse d’une voix, ou la perfection d’un arrangement. Et si notre musique touche, je considère qu’on a gagné. C’est peut-être un peu idiot, mais moi j’ai souvent les larmes aux yeux en écoutant un disque. Dave nous a touché et il nous a vraiment rencontrés, il sait qui nous sommes profondément.

On ne voulait pas rentrer avec un album de world music. On voulait être portés par une ambiance, par un lieu. Bamako nous a porté. On avait besoin d’être loin, et d’injecter les émotions que nous procure un endroit dans notre musique. Le Mali a influencé beaucoup des rythmes de cet album, mais il lui donne aussi par moment une couleur, que nous avons voulu subtile. L’idée n’a jamais été de tomber dans la caricature des petits occidentaux qui se paye un album en Afrique. Quelques morceaux en sont plus imprégnés que d’autres. Mbe Hera La par exemple, dont le refrain chantée par des choristes est entièrement en bambara et signifie : je suis en paix. C’est de l’auto-persuasion.

Mettre sa musique entre les mains d’un producteur, c’est une preuve de confiance, mais ça va dans les deux sens. Dave Okumu et Pierre Guimard avant tout, je pense qu’ils ont eu confiance en notre musique. On a la sensation de les avoir poussés et nous être poussés nous-même plus loin que d’habitude. Je pense qu’on voulait tous se mettre en danger. Ne pas aller au plus simple.
Quasiment tout ce que nous avons enregistré en préprod, Benjamin, Julien (Trimoreau), David (Mestre) et moi, figure toujours sur l’album. Le fait que nos arrangements un peu naïfs et expérimentaux soient toujours là, c’est un respect de l’histoire de ce disque, une promenade à travers ses différentes étapes. Comme par exemple la guitare rythmique de By Myself qui revient à la fin du morceau, enregistrée tant bien que mal à Bamako. Le synthé de l’Enfance, dont le delay n’est pas très bien calé, parce qu’avec Ben on ne trouvait pas le bon tempo. Ou les toux et les cris de Tout Doux, enregistrés à deux heures du matin au Hameau avec Clément (Fonio), et que Dave a décidé de garder sur la version finale.

Le Hameau.
Sergei Balmayer, dont c’est le studio, avait ouvert la Flèche d’Or à Paris il y a des années, et c’est là qu’on avait joué nos premiers concerts sur une vraie scène. Peut-être qu’on est de vraies âmes sensibles et qu’on a besoin de boucler des boucles.
C’était l’hiver déjà, le temps était morose et nous aussi. On était bien loin de Bamako. Pierre et Matthieu nous avaient envoyés y faire deux séjours d’une semaine pour qu’on continue à écrire. Ils avaient raison.
Le Chants des Sirènes a été écrit là-bas, Ben avait déjà composé la musique et je lui ai demandé quel sujet il voulait aborder. Il m’a dit « raconte une histoire avec des sirènes ». Benjamin est très romantique et beaucoup plus poétique que moi. Ce morceau je le vois comme un conte un peu dark. Beaucoup même. Au départ le solo de guitare de Ben de la fin avait un son très vintage et saturé. Lors de la fin de la production Pierre (Guimard) nous a envoyé une version avec la guitare à l’envers, qui donne à la fin du morceau un côté plus tragique et très étrange. C’est un de mes passages préférés de l’album.
N’importe quoi aussi. Un nuit, Ben était souffrant, je me suis mis en tête de composer un morceau qu’avec des basses, après avoir martelé de coups de pauvres toms bas. Sur l’album, on entend encore Clément qui tape du pied sur un pack de bières pour marquer le rythme.

Ben et moi, on se voyait peu au Hameau, on se croisait dix fois par jour pour s’échanger une clé USB ou un disque dur avec la dernière session Pro-tools, c’était un ping-pong créatif, pas toujours évident. On essayait d’aller plus loin, de fuir nos facilités je pense.
Entre les bouteilles de vin naturel, nos embrouilles avec Benjamin, la bonne humeur de Julien Trimoreau, qui tentait de tempérer tout ça, en nous laissant maltraiter les synthés du studio avec un certain plaisir, on a fini par conclure l’écriture de l’album, entre deux averses, vers le mois d’octobre.

L’énorme différence à mes yeux sur ce troisième album, par rapport aux deux premiers c’est qu’on en a fait qu’à notre tête. Du Mali au Perche, de Dave Okumu à son mixeur, Dan Perry. De la photo shootée par Pierre & Gilles, à des percussions africaines qu’on nous a demandé de recaler mais dont on voulait garder l’authenticité. On a été jusqu’au bout de notre vision des choses. On n’a pas la science infuse, il a certainement plein de défauts cet album, mais c’est le fruit d’énormément de travail, de réflexion, et de remise en question. Il est honnête et sans concession. On a fait abstraction du passé et de nos peurs quant au futur, et on a écrit la musique qu’on a envie d’écouter.

Rétrospectivement, en écrivant ce texte, je me rends compte que je parle beaucoup de GENS. Notre grand talent c’est peut-être les rencontres. A commencer par la nôtre il y a bientôt dix ans. Je pense que par notre musique on essaie simplement de retranscrire ce que l’on vit. Elle se nourrit d’elle même, c’est une aventure qu’on raconte au fur et à mesure.
Cet album, c’est un peu notre carnet de voyage.

DISCOGRAPHIE

Lilly Wood & The Prick - Lilly Who and the What ?

2009

Lilly Who and the What ?

Sortie de l'album le 17 mai.

Lilly Wood & The Prick - Invincible Friends

2010

Invincible Friends

Le premier album de Lilly Wood & The Prick. Sortie le 31 mai 2010.

Lilly Wood & The Prick - The Fight (Deluxe Edition)

2014

The Fight (Deluxe Edition)

Reedition de The Fight de Lilly Wood And The Prick

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Lilly Wood & The Prick - Prayer in C (Robin Schulz Remix)

2014

Prayer in C (Robin Schulz Remix)

Le remix par Robin Schulz de Prayer in C est sorti le 6 juin 2014

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Lilly Wood & The Prick - Shadows

2015

Shadows

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