Cinq 7

BERTRAND BELIN



  • Album
    Bertrand Belin - Nouvel album "Parcs"
    Bertrand Belin
    Le nouvel album : Parcs est sorti le 27 mai 2013
    Disponible sur iTunes : https://itunes.apple.com/fr/album/parcs/id646076708
  • Divers
    Bertrand Belin au Prix Constantin !
    Bertrand Belin fait partie de la sélection du Prix Constantin 2011 !
    La cérémonie aura lieu le 17 octobre ! !
  • Concert
    En concert à la Cigale !
    Bertrand Belin sera en concert à la Cigale le 8 avril 2011 !
  • Web
    Nouveau clip: Hypernuit
    Découvrez le nouveau clip de Bertrand Belin: "Hypernuit"

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    Extrait de son nouvel album du même nom "Hypernuit, pour l'écouter, rendez-vous le 20 septembre...
  • Album
    Nouvel album en 2010
    Le nouvel album de Bertrand Belin sortira en 2010.

BIOGRAPHIE


Bertrand Belin est un artiste complet, un poète à l’écriture singulière, il a beaucoup bâti depuis son précédent album Parcs.
Il a publié en mars dernier son premier roman "REQUIN" aux éditions P.O.L , accueilli unanimement par la critique. (le Monde des Livres, Transfuge, Les Inrocks, Télérama…)
Cette année aura marqué aussi ses débuts au théâtre dans Spleenorama, la pièce de Marc Lainé (Représentations dans toute la France). On le retrouve aussi dans Low/Heroes, spectacle conçu autour du Berlin de Bowie et mis en scène par Renaud Cojo à la Philharmonie de Paris, une Odyssée visuelle et sonore où se croisent les fantômes et les musiques de Philip Glass et David Bowie. De nombreuses lectures musicales, performances, à la maison de la poésie, aux ateliers d'Aubervilliers, au festival de Manosque notamment.

« Tous ces projets, c’est pour ne pas me fermer aux autres, rencontrer d’autres personnes, traverser une communauté, entendre un autre vocabulaire, découvrir les coulisses du théâtre, comprendre comment tout cela se fabrique, ce qui motive les autres à faire ce qu’ils font.


Aujourd’hui, Bertrand Belin revient avec son nouvel album Cap Waller. « Comment ça se danse », chantait-il sur Parcs, son précédent album. Ce n’était pas vraiment une question, mais dès l’ouverture deQue tu dis, premier titre de Cap Waller, on sait qu’il a trouvé une réponse. Un appel du pied, le pied qui bat le rythme, le rythme qui fait avancer et transpose ses chansons vers une nouvelle forme fluide et hybride – qu’on pourrait baptiser folk-funk , Folle Folle Folle, si la musique de Bertrand Belin avait à tout prix besoin d’une étiquette. On le sait maintenant depuis un certain temps (Cap Waller est son cinquième album), Bertrand Belin est un maître-chanteur et maître-guitariste, qui a fait école et aurait pu déposer des brevets. Mais il ne sera jamais un ponte avachi sur ses lauriers. Il a un style et des obsessions profondes, mais aussi la volonté profonde de rester en mouvement, de ne jamais stagner dans une formule. Cap Waller, c’est un nouvel horizon pour Bertrand Belin, où il réinvente sa musique en saillies de guitares acérées et sensuelles, brûlantes, lancées comme des éclairs hypnotiques. « Ma mélomanie me porte à affectionner les musiques qui pulsent, que ce soit le mambo, la rumba, Caetano Veloso ou Mahmoud Ahmed. Simplement, j’ai longtemps eu du mal à accorder ce goût avec mes chansons et ce que j’ai à dire. Depuis toujours, je cherche une voie pour accorder tout ça. Progressivement, j’y arrive. J’ai écrit ces chansons pour mettre le corps en route… ». Cap Waller n’existe sur aucune carte. Mais on peut imaginer que le Breton Belin a longé la côte vers le Sud, jusqu’à une Afrique imaginaire, vers ces confins où le désert rencontre l’Atlantique.

Il y a toujours eu beaucoup d’eau dans les disques de Bertrand Belin. De l’eau sous toutes ses formes – de la pluie et de la pluine, l’eau qui entoure les îles, celle qui coule sur les joues, celle qu’un barrage retient, celle qui engloutit, celle qui gèle et brûle… Dans les chansons de Cap Waller, Bertrand Belin invente l’eau sèche : la rythmique comme un sol craquelé par la soif, qu’un seul mot répété ou un motif de guitare suffit à désaltérer. Un désert, puis le mirage d’un eldorado. Dans « désaltérer », il y a « altérer », l’idée du changement, et des autres. Et c’est bien ce qui se joue dans les nouvelles chansons de Bertrand Belin. Dans les arcanes de sa poésie, de mots-sons qui s’assemblent comme des jeux de construction, Bertrand Belin constate le monde moderne, le déclassement, la solitude, la peur de la chute, de la noyade. A travers des personnages comme des silhouettes dans la ville, et des situations floues, Bertrand Belin parle beaucoup de solitude et de rupture. C’est de la chanson réaliste, dans le sens où elle reflète la folie du monde, sa compréhension impossible. Il parle de solitude, mais Cap Waller est pourtant un album doré, solaire, chaloupé, dont les chansons visent la danse et l’amour, la pulsation du pied qui bat le rythme, ou celle du cœur ému. Une pulsation de transe métaphysique.

Pour enregistrer Cap Waller, Bertrand Belin est retourné au studio Yellow Arch à Sheffield, dans le Nord de l’Angleterre, où il avait déjà fait Parcs. La même équipe d’amis (Thibault Frisoni aux guitares et aux claviers, Tatiana Mladenovitch à la batterie, Shez Sheridan à la production) et la volonté d’affirmer encore un peu plus un jeu collectif. « Le processus était bien préparé, j’ai commencé par enregistrer mes chansons tout seul dans mon local à Montreuil. Mais je savais que j’allais faire l’album avec Thibault et Tatiana, et qu’on jouerait ensuite ce disque sur scène. Leur mélomanie est différente de la mienne, mais tout se rejoint dans mes chansons. Ce qui compte pour eux, c’est les chansons, on bâtit des morceaux ».

Aucun homme n’est une île, et chaque homme est un Robinson. Bertrand Belin, lui, continue d’explorer son archipel. Il a découvert Cap Waller : un point de vue précieux sur le monde.

Bertrand Belin commente Cap Waller

Que tu dis
« C’est un personnage qui voit quelqu’un arriver à l'horizon. La silhouette se précise à mesure qu'elle se rapproche. Celui qui observe, n'attendant pas de visite, se pose une multitude de questions. On comprend qu'il se berce de l'illusion de n'avoir besoin de personne. Ne pas vouloir aller vers les autres, se dérober à la communauté, puis doucement, reprendre confiance en l'espèce. On comprend que le personnage de la chanson brûle en réalité de rejoindre les siens. »

Folle folle folle
« J’ai composé ce morceau il y a deux ans et demi, avant l’album Parcs, mais il n’y avait pas trouvé sa place. Il me plaisait énormément mais je ne savais pas trop quoi en faire. Je ne pensais même pas l’enregistrer pour Cap Waller. Puis d’autres chansons se sont présentées, avec des signatures rythmique originales au regard de mes albums précédents. Peut-être que Folle Folle Folle était une graine déposée à l’époque, qui a enfanté tout ce qu’il y a eu autour. »

Douves
« Une autre histoire d’isolement. Une de mes obsessions : l’isolement, le départ, l’exil, le rapport avec le passé. Un personnage dit « depuis quand je n’ai rien parlé ? », il ne sait plus comment on parle, la démonstration est dans la phrase. Les douves, une métaphore de la distance irréductible, très difficile à combler. Reste la capacité poétique à célébrer une fissure dans un mur, parvenir à nouveau à voir la beauté du monde, puis célébrer son existence. »

Je parle en fou
« Une chanson logorrhée, écrite d’un trait, avec une dimension épique qu'on ne retrouve pas dans le reste de l'album. Il y en a toujours une comme ça. Dans chacun de mes albums. Le récit condensé d'une vie. On y trouve un peu de détails, de la "chair", qui pourrait être disposée sur les autres chansons qui sont, elles, en comparaison, assez osseuses. »

Altesse
« Encore une situation d’isolement urbain : un personnage dans un hall de banque, où il va faire sa nuit. C’est étrange de trouver abri dans un hall de banque, quand tu es dans le dernier cercle de la société, comme si les gens retournaient à la source de leurs emmerdes. Je questionne cette crainte du déclassement, cette frontière entre ceux qui en sont et ceux qui n’en sont plus »

L’ajournement
« La chanson parle d’une personne dans une situation d’abandon, de rupture, qui pleure sur un banc, en ville, et commence à rêver d’une issue fatale pour quelqu’un qui lui a fait du mal. Comme dans toutes mes chansons, on ne connaît pas le personnage – son âge, son sexe, son allure. C’est une silhouette dans une chanson structurée, un peu comme ce que la danse serait au théâtre : si on enlève les mots et les accessoires, il reste des silhouettes. »

Le mot juste
« Une histoire d’exil, de départ vers un eldorado. Il y a de la compassion dans mes chansons. C'est un hommage au courage des gens qui traversent le monde au prix de leur vie dans l'espoir de trouver une vie meilleure. Certains, pourtant, resteront. « On t’oubliera, on sait faire ça », ça veut dire qu'il n'y a pas de choix. On s’accommode douloureusement de l’absence des gens. »

D’une dune
« La descente d’un lendemain de fête, la schizophrénie qu’occasionne la pratique noctambule, avec ce sentiment de vivre impérieux, euphorique, puis le lendemain, l'inventaire des paroles et des actes insensés qui ont jalonné la nuit. Comme un super-héros qui se retrouve à poil devant son miroir. »


Au jour le jour
« C’est le même personnage que celui du hall de banque dans Altesse, en rupture, déclassé. Il redoute de voir quelqu’un dans la rue, parce qu’il a peur d’être reconnu par cette personne, préfère exister dans le souvenir de celle-ci. Que cette personne se retourne et soit quelqu’un d’autre, est un soulagement. »

Entre les ifs
« L’équation fondamentale de ce disque, c’est l’individu et le groupe. Est-ce que, en dehors d’un cercle, on est extérieur à quelque chose, ou est-ce que ça ne serait pas le cercle qui est extérieur à quelque chose ? Dans cette chanson il y a un barrage, dont la charge symbolique est la retenue de la force, de la capacité à engloutir. J’adore les barrages, je peux aller loin pour en voir un. »

Soldat
« Il y a toujours une chanson de soldat dans mes albums, cette autre forme de déclassement m’obsède. Un soldat au combat, qui a perdu de vue les motivations, les motifs qui l'y ont conduit, se retrouve comme quelqu’un qui dort dans la rue. La guerre a tout volé en niant tout. Il a pris une balle, il est sonné, il baisse les yeux, voit son uniforme et se dit « qu’est-ce que je fais là, je n’étais pas en train de jouer dans un arbre ? ». C’est un pli temporel, entre l’enfance et la guerre. »

DISCOGRAPHIE

Bertrand Belin - Bertrand Belin

2005

Bertrand Belin

Bertrand Belin - La perdue

2007

La perdue

Bertrand Belin - Hypernuit

2010

Hypernuit

Nouvel album de Bertrand Belin. Sortie le 20 septembre 2010

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Bertrand Belin - Parcs

2013

Parcs

L'album Parcs est sorti le 27 mai 2013

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Bertrand Belin - Cap Waller

2015

Cap Waller

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