Cinq 7

MARIAMA



  • Album
    Le premier EP de Mariama disponible !
    Le premier EP de Mariama est disponbile en digital !

    Découvrez 4 titres de notre nouvelle signature Cinq 7 !

    Album prévu pour septembre.

BIOGRAPHIE

Mariama ressemble à notre nouvelle planète, à ce monde ouvert où les identités sont en mouvement, où les appartenances sont toujours multiples, emmêlées, intriquées.

Sa voix a le grain et l’élan des voix d’Afrique de l’Ouest, la douceur et la limpidité des voix pour lesquelles on a inventé le lied, jadis en Allemagne. On y entend aussi l’écho des divas du jazz ou de Tracy Chapman, la gouaille des grandes faiseuses de tubes de Londres ou de New York, la profondeur spirituelle du reggae ou de la soul old school. Libre, inspirée, sensible.

Ses chansons ont la tendresse des consolations, la lumière des printemps radieux, la chaleur du soleil d’après-midi. Ce n’est pas un hasard si la seule autre vocation qu’elle aurait pu poursuivre, avant de se consacrer entièrement à la musique, était la médecine traditionnelle chinoise. Elle le dit clairement : « Guérir les corps ressemble à la musique, qui aide les gens à trouver un lien avec leurs émotions. Mais je ne me voyais pas mener une vie sédentaire dans un hôpital à soigner des malades. J’ai préféré la musique. »

Mariama est née au Sierra Leone et a grandi à Cologne. Une métisse germano-sierraléonaise ? Pas seulement : « J’ai un grand-père né à Prague, l’autre né en Guinée, ma grand-mère allemande a des ancêtres norvégiens et français. » Depuis l’enfance, elle vient en France voir sa famille. Elle ne parle pas de langue africaine mais parle parfaitement français. Si sa mère écoutait Jacques Brel, elle a tôt aimé Josephine Baker, cette Américaine devenant star en France.

Quand Chet, son directeur artistique chez Cinq 7, lui propose de reprendre le légendaire J’ai deux amours, il n’imagine pas à quel point il vise juste. «Ça a toujours été ma chanson française préférée.» Mariama en donne une version toute simple, légère et gaie qui ressemble beaucoup plus à l’esprit de la version originale de 1930 que toutes les reprises avec « truc en plumes » qui se sont succédé depuis.

Il est vrai que Mariama ne se nourrit pas aux paillettes et aux light shows… « La première fois que j’ai vraiment été fascinée par une voix, c’était Ella Fitzgerald. La virtuosité, les chansons à tempo rapide, tout ce qui pouvait impressionner une gosse. Puis j’ai été fascinée par Billie Holiday. »

Elle avoue volontiers son tempérament de fan, ses passions soudaines, exclusives et successives de passionnée de musique depuis l’enfance pendant laquelle le petit déjeuner du dimanche matin se déroule rituellement en écoutant toujours le même album de Miriam Makeba, la star sud-africaine. Elle a aimé avec ferveur Elvis et Les Beatles, Stevie Wonder et Michael Jackson, MIA et Dizee Rascal, Joni Mitchell et Bob Dylan, dansé tous les week-end dans des clubs de dancehall, découvert le groupe allemand Ton Stein Scherben longtemps après la mort de son leader Rio Reiser, s’enthousiasme aujourd’hui pour son camarade de label Bertrand Belin, confesse avoir écouté Green Day et les Foo Fighters. « Tout cela ne s’entend pas forcément dans ma musique. Je ne sais pas ce qui m’a vraiment influencé. Je n’aime pas limiter et il y a tellement de musique à découvrir encore… »

C’est pourquoi, au sortir du projet européen de musiques urbaines Diversidad, elle rêvait d’enregistrer ses propres chansons avec une équipe de production anglaise. « Je voulais travailler avec quelqu'un d’ouvert à tous les styles et qui saurait conserver l’équilibre entre acoustique et version produite. Je voulais des gens qui n’aient pas une approche trop compliquée de la musique. Je n’avais pas osé dire que j’avais envie d’enregistrer en Angleterre. Je pensais que je pourrai peut-être le demander pour le deuxième album. »

Elle ignore que Chet est un vieux copain de Jonathan Quarmby et Kevin Bacon, qui ont produit des albums de Finley Quaye, Tiken Jah Fakoly ou The Pretenders. C’est donc lui qui propose le voyage à Londres. Quatorze jours d’enregistrement au studio RAK. « Tout s’est passé très simplement. Ils sont partis de la version originale de chaque chanson, avec seulement ma guitare et moi, ajouté des instruments et des ambiances sans changer le sens original. Ils ont élevé les chansons sans les casser. »
Mariama a vingt-cinq ans et compose depuis une dizaine d’années. « L’une des plus anciennes chansons de l’album date de 2005. C’est Mathilde, qui parle de ma grand-mère. J’étais chez elle, assise sur le canapé où, quand j’étais gosse, elle chantait avec moi dans un livre de chansons enfantines traditionnelles allemandes. Ce jour-là, elle s’est assoupie et j’ai écrit cette chanson pendant son sommeil. Quand elle s’est réveillée, la chanson était finie. »

Voilà pourquoi les chansons de Mariama émeuvent aussi directement et restent si facilement en mémoire : elles sont habitées. « Il m’arrive de poser la main sur l’épaule d’une amie et d’entendre une mélodie. Parfois, j’entends une mélodie en rêvant et, au matin, je n’arrive pas à la rattraper. Ce n’est pas grave : il y a une mélodie pour chaque émotion, chaque pensée, chaque moment, chaque situation, chaque sentiment. Il suffit de l’entendre. »


Bertrand Dicale

DISCOGRAPHIE

Mariama - Mariama - EP

2011

Mariama - EP

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TRACKLIST

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