Cinq 7

TÉTÉ



  • Album
    Nu là-bas, nouvel album de Tété
    Nouvel album : Nu là-bas
    · Date de sortie : 25 février 2013
    · Lien iTunes : https://itunes.apple.com/fr/album/nu-la-bas/id600805571
  • Divers
    Tété, nouvel album chez Cinq7
    Nouvel album de Tété prévu début 2013

BIOGRAPHIE

Tété a le visage d'un homme qui a creusé profondément, loin après les dernières certitudes, pour écrire un disque. Et qui n'est pas remonté les mains vides. Tété a trouvé. Et il est toujours bouleversant d'être le témoin de ce genre d'instant, quand un artiste se découvre, quand il revient d'une plongée au coeur de ses entrailles, de ses racines, qu'elles soient géographiques ou affectives, de ses doutes. Et qu'il en tire les bonnes leçons, qu'il s'appuie sur ce qu'il est possible d'appeler une révélation pour créer quelque chose qui le raconte mieux peut-être que tout ce qu'il avait tenté auparavant. Tété s'apprête à sortir son cinquième album, “Nu Là-Bas”. Que le titre ne trompe personne: Tété n'est pas un exhibitionniste, plutôt un homme qui a travaillé sa peau, son âme pour se trouver donc. Il a toujours préféré à la vulgarité facile la politesse des funambules. Et ce nouveau disque est tout comme une première pierre. Jetée dans un jardin secret où l'électricité a su s'immiscer pour le meilleur, où les mots ne trichent pas et prennent par la main, qu'il chante sa maman sur le somptueux “Comment Te Dire”, que tout homme digne de ce nom aura du mal à ne pas trouver juste beau, ou une prêtresse vaudou de la Nouvelle Orleans sur le fiévreux “Marie Laveau”, l'Empire créole ou ses passés, où enfin des chansons atypiques, vivantes, abrasives dévoilent beaucoup, sans jamais céder au voyeurisme, préférant, aux petites astuces, un rayon qui irradie bien au delà de la simple pop. Et en quatorze chansons, Tété traverse quatorze dimensions. Là une pieuvre sonique à la saturation-roulis (on lui parle de Seattle, il rit comme un môme) sur le titre “Houston”, ici une pop que Liverpool validerait sans hésiter comme sur “Ritournelle”, imparable et “Nu Là-Bas”, chanson grande comme un amour qui naît. Ou encore “La Bande Son”, pop enlevée, à la mélancolie entraînante, parfait! Et “Tes Cheveux”, qui ondule, sorte de tango garage. Plus loin, Tété devient un chat de gouttière et ondule diaboliquement, façon Harry Belafonte sur “À Cours Ou Jardin”. Ou il replonge dans une enfance avec l'émouvant “De Ce Côté-ci Du Bonheur” et ses cordes à chialer. “À L'Ancienne” enfin, perle qui attrape les coeurs et les pieds, rock&roll des origines, swing à la chaleur fédératrice. Il y a aussi des cordes qui attisent des émotions fragiles ou qui décollent, des interludes, comme une clochette que l'on sonne pour tourner la page et poursuivre le voyage, des voix qui s'entremêlent, se soutiennent, vibrent. Tété gronde, bondit, explore, emmène, choisit ses couleurs comme son sépia, se livre comme jamais. Tété a l'art de l'authenticité, la vraie, celle qui ne se cherche pas d'excuse, celle qui est capable de noircir une piste de danse comme de convoquer une larme, discrète et précieuse. Il réveille des esprits puissants, dessine des paysages mouvants, sensibles. Ce disque navigue entre pop, folk, doo-wop, rock, blues, bayou fiévreux et distorsion salutaire, où Tété a tracé des lignes sur un globe qui n'appartient qu'à lui, des lignes qui rebondissent de l'Afrique à la Martinique, des États-Unis à Bordeaux jusqu'à Saint-Dizier, en Champagne-Ardenne, terre dure, qui ne se brade pas et qui l'a vu grandir, une dérive des continents qui n'est rien d'autre que son héritage le plus secret, le plus enthousiasmant également. Notre auteur « sénégaulois », il est né à Dakar, frappe fort. On savait qu'il pouvait écrire des perles aux mélodies imparables (ex : "À La Faveur De l'Automne" en 2003). On n'ignorait pas que quand il partait en tournée (que ce soit chez lui ou aux États-Unis, Australie, Bénélux, Angleterre et au Japon, où il a déjà honoré six tournées depuis 2004), les fans étaient systématiquement au rendez-vous. Plus de mille concerts et 500 000 albums vendus déjà ! On l'avait vu aussi à la télévision accompagné d'André Manoukian, dans l'émission “Tété Ou Dédé” sur France 5, où il était question de croiser les genres et les destinations, l'album en a bénéficié, aucun doute. Ou encore chroniqueur au Lab'O sur France O, aux côtés de son ami Sébastien Folin. On n'avait pas oublié ses duos avec, au choix, Imany, Ziggy Marley ou Irma. L'époque où il se produisait dans les bars anonymes de Paris n'est plus, le musicien a grandi, l'avenir se montre plus accueillant, en tout cas moins incertain et il préfère désormais le savourer plutôt que de le craindre. Et il se lâche. On ne peut que le remercier. Tété pensait peut-être qu'il ne serait jamais possible de marier ADN créole et blues du delta, électricité débridée et langue de Molière, introspection et main tendue au monde. Tété dépasse les époques, ses propres repères pour livrer un disque à la fois animal et classe, à la rugosité qui transporte, artisanat à la poussière d'étoile. Tété a beaucoup à partager, c'est presque palpable au moment de présenter ce nouvel enregistrement, mûri et travaillé au corps depuis 2011, depuis même la dernière tournée démarrée en 2010 et mis en boîte dans un studio parisien en quelques semaines, quasiment dans des conditions live, offrant à ces quatorze chansons une énergie démente, obligeant celui qui écoute à ne rien faire d'autre. Aux manettes Julien Delfaud, une rencontre pas anodine, évidemment. On devine que Tété a trouvé en lui l'homme qu'il lui fallait pour incarner sa vision. À la batterie, Raphael Chassin, à la basse, Hugo Cechosz, les deux musiciens qui l'avaient accompagné sur sa dernière tournée, d'où cette cohésion, cette alchimie qui transpire à chaque nouveau titre. Il y a donc des chansons, celles que l'on retient parce que c'est comme ça. Tété vient en fait de sortir un disque miroir (ils ne sont pas si fréquents, ces disques tellement personnels qu'ils finissent forcément par toucher autrui). Pas besoin de codes pour s'y reconnaître. On écoute, on voit, on ressent, on prend. “Nu Là-Bas”. Tété a réduit les distances, comme pour mieux exister. Quinze ans qu'il chante, qu'il écrit, qu'il se livre. Sans artifice, sans déguisement. On aurait presque envie d'écrire que ce n'est qu'un début.

DISCOGRAPHIE

Tété - Nu là-bas

2013

Nu là-bas

L'album "Nu là-bas" est sorti le 25 février 213

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